libertins

blog d'un couple libertin parisiens, aimant le sexe et tous les plaisirs... Clubs echangistes, soirées trio, echangisme, triolisme, pluralité, bisexualité, saunas libertins, melangisme, gang bang...

10 septembre 2008

Des libertines et des hommes…

Dans le mot libertine, il y a liberté. Et oui messieurs. Liberté de penser, de vivre, de baiser, de choisir et d’aimer.
Une libertine n’est pas qu’un passeport pour entrer en club ou un trou à combler selon ses envies.
Une libertine, aussi coquine qu’elle soit a aussi un cœur, une âme.

Ce post je le dédie à toutes mes amies libertines et à ma douce Monia, parce que durant mon parcours libertin, j’ai vu trop souvent le comportement des hommes a leur égard. J’ai trop souvent vu mes amies libertine pleurer ou être terriblement désabusés, déçues par l’hypocrisie et le mensonge des hommes.

Une libertine reste avant tout une femme qui a parfois et même souvent envie d’être serrée dans les bras d’un homme. Envie qu’on lui dise des mots tendres et qu’on l’emmène un peu plus loin que dans un coin câlin.
Une libertine n’est pas différente des autres femmes. C’est juste sa sexualité qui est différente. Cette sexualité qui attire les hommes, mais qui leur fait peur, qui les fait fuir.
Je ne parle pas ici des rencontres en club échangiste, qui ne sont que des « one shoot », du sexe pour le sexe et la dessus tout le monde est d’accord qu’il n’y a aucun sentiments. C’est juste un moment de plaisirs partagés avec des partenaires à votre goût. Rien de plus.
La libertine sait très bien faire la différence entre la rencontre d’un soir dans un lieu dédié aux plaisirs charnelles et la rencontre avec un homme, libertin ou non dans un autre cadre que celui des clubs et saunas libertins.
C’est la ou l’homme bien souvent ne sait plus faire la différence.  S’il n’est pas libertin, il ne va pas comprendre les désirs et attentes de sa compagne libertine. La relation sera éphémère car il va fuir. Très peu d’hommes peuvent accepter cela. Et même si c’est un fantasme chez beaucoup que de tenter l’expérience de la pluralité, de la à passer à l’acte et accepter cela, il y a un grand pas à faire. Beaucoup ne le font pas, ou mal et la séparation est douloureuse.

S’il est libertin ou fréquentant ce milieu, il va profiter de cette opportunité pour entrer accompagné en club et trouver d’autres partenaires féminines. Il n’offrira très souvent que du sexe, rien de plus. La relation sera tout aussi éphémère.

Je ne fait pas de généralité, mais Monia et moi avons pus le constater à de très nombreuses reprises avec nos amies (et Monia elle même). Les libertines désabusées par le comportement des hommes sont très nombreuses.
La notion de propriété est fortement ancrée chez l’homme. Mais personne n’appartient à personne et la libertine aime sa liberté. Il ne faut surtout pas lui retirer cela. Même si elle aime le sexe, elle aime aussi la complicité, la douceur, les mots doux et pouvoir compter sur vous messieurs. Quand il lui arrive de se livrer, de croire qu’un homme pourra lui donner autre chose que sa queue, elle tombe souvent de très haut. Car l’homme trop souvent ne fréquente pas le milieu libertin pour de la complicité, mais pour baiser. Ces mêmes hommes qui vont ensuite dire que les libertines ne les prennent que pour des « queues sur patte ». Mais au vu de leur comportement, comment pourrait il en être autrement ?

Ces mêmes hommes que l’on retrouve bien plus tard dans les clubs, errants la queue à la main. Ou sur internet se masturbant comme des malades devant des photos et vidéos de Q. Pourtant, souvent, ils ont eu en leur temps la chance d’être appréciés par des libertines, mais ils n’ont pas su faire les bons choix et donner un peu plus que leur queue. Le beurre et l’argent du beurre… On ne peux pas tout avoir dans la vie !

Posté par denisetmonia à 23:11 - L'esprit libertin - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 mai 2008

Les clubs et sauna libertins… bordels du 21ème siècle ?


C’est une question que je me pose depuis un certain temps déjà. Il y a belle lurette que les bordels ont disparu de nos quartiers. Ces maisons du plaisir où les hommes en mal de sexualité débridée pouvaient aller gaiement moyennant quelques sous assouvir leurs fantasmes. Nos braves prostituées des rues ont elles-aussi été chassées de leurs trottoirs et les clients traînent l’âme en peine à la recherche d’escorts girls ou de « filles faciles» sur le NET.

L’alternative, la solution, n’est-elle pas aujourd’hui d’aller en club ou sauna libertin pour y trouver de bonnes chaudasses ? Le prix d’entrée est certes élevé, mais pour une fourchette de 60 à 110 euros, ces messieurs peuvent tout à loisir mater, tâter et baiser ! et en plus il ne s’agit pas de putes, mais de libertines qui aiment ça et le font gratuitement (déduction faite du prix d’entrée bien sûr !).

Vu le comportement de nombreux hommes seuls dans ces lieux, on a en effet l’impression qu’ils sont là pour se taper tout ce qui bouge (ou pas). Ils ont oublié le respect de l’autre coté de la porte d’entrée et sans mot dire (ils parlent peu) s’en vont fourrer, toucher, baver…

Brune, blonde ou rousse, petite, grande, pulpeuse ou mince, tout est bon dans la cochonne. Ils n’ont même pas de goût, aucune saveur et aucun charme et sont capables de baiser avec toutes les femmes présentes.

Nous les voyons souvent à l’œuvre et leurs méthodes sont un tue l’amour perpetuel et répétitif. Il y en a même qui comptabilisent les coups de la soirée ! On en rit, mais c’est triste.

Rien que leur regard craintif et fuyant, leur respiration lourde haletante lorsqu’ils voient une paire de seins, une chatte ou un cul fait d’eux des queutards et pas des libertins (connaissent ils seulement ce mot ? et sa signification ?). Leur approche parfois hasardeuse, parfois direct ne nous donne pas envie de faire quoi que ce soit avec eux.

Comment peut-on avoir du désir pour un homme qui approche sournoisement et vous fourre un doigt dans la chatte sans même dire un mot et être caressant avant d’être vulgaire ?

Comment avoir envie d’un homme qui vous regarde les yeux hagards et se branle sans même que vous soyez en action ?

Comment peut-on désirer cette queue, qui insiste au dessus de votre visage, alors que vous avez choisi d’autres partenaires et que vous êtes déjà occupés avec eux.

Loin de nous l’idée de dénigrer les hommes seuls en club ou sauna, puisque nous sommes des accrocs de la pluralité masculine ! Mais il faut bien avouer que sur le nombre, très peu sont libertins, beaucoup sont des queutards en rut.

Cela est surtout visible en après midi où de nombreux hommes seuls se font leur 5 à 7 (ou leur midi à 2). Ils restent peu de temps, tournent dans tous les sens et veulent consommer à tout prix car l’heure tourne et il doivent repartir travailler ou, selon l’heure, bobone les attend avec les mômes à la maison. Les commerciaux sont les plus représentatifs du genre !

Il nous est arrivé de nous tromper et de choisir par mégarde un de ces spécimens. C’est toujours un très mauvais choix et un très mauvais coup ! Notre libido baisse d’un coup et Monia fait tout pour que cela finisse vite ! Bien que maintenant on ne prend plus de gant et on arrête direct la séance…

La plupart du temps il baisent comme des pieds, ne sont aucunement câlins (il se croient au bordel), ne donnent rien et s’en vont sans même un bisous ou un remerciement. De véritables goujats.

J’en conviens cela peut être un trip, et il nous arrive de jouer à ce jeu. Mais c’est lassant à la fin…

A notre grand désespoir, ils sont de plus en plus nombreux dans les lieux libertins, l’info circule vite et la réputation des clubs et sauna en pâtit.

-          Hey t’as déjà été en boîte à cul ? (nom donné par le milieu vertical à nos clubs) tu verras c’est plein de bonnes salopes, et tu niques gratos.

C’est en ces termes (et encore je fais light) que l’on qualifie nos libertines et nos clubs, et forcément cela attire tous les hommes en manque de sexe. Terrible constat que cette misère sexuelle qui hante nos villes et nos campagnes…

Et quand il baisent pas (ce qui arrive quand même souvent) ils sont encore plus lourds et plus pressants !

Et bien oui on leur a dit qu’ici on baisait et qu’il n’y avait que des salopes. Donc forcément ils sont parfois déçus par les nombreux refus dû à leur comportement. Le jour où les hommes réfléchiront avec leur cerveau au lieu de leur queue n’est pas encore arrivé ! Surtout en club…

Des salopes oui ! Et même Monia aime se qualifier ainsi, mais la salope peut être sélective messieurs, c’est elle qui choisit, pas vous. Vous n’êtes justement pas au bordel. C’est l’établissement que vous avez payé, pas les filles qui sont comme vous des clientes.

Nous avons heureusement appris à les repérer très vite et les évincer très vite aussi. Mais pour nos jeux pluraux et nos gang bang, c’est un véritable calvaire pour nous de trouver les bons, les vrais, mais cela fait somme toute partie du jeu. Pas jeu de séduction puisque la plupart ne sont pas des séducteurs. Mais lorsque nous trouvons 1 ou 2 beaux spécimens de vrais libertins sachant donner et recevoir alors là on prend les n° de tél !

Mais les hommes seuls au comportement « affamé » ne sont pas les seuls fautifs dans cette histoire. Les tenanciers de nos « bordels » modernes sont tout aussi fautifs avec une politique tarifaire prohibitive qui pousse à la consommation à outrance et un personnel pas toujours très physionomiste à l’entrée des clubs.

Messieurs ne vous sentez pas visés, cet article n’est pas une critique, ou du moins elle se veut constructive et nullement destinée à vous nuire, plutôt à vous faire réfléchir. C’est une constatation que même certains hommes seuls font sur eux mêmes et les autres. Elle n’émane pas seulement de notre petit couple, mais de la quasi totalité « vrais » libertins fréquentant la communauté libertine.

J’attend vos avis sur la question, débattons en… ensemble, sans que ce soit le bordel

Posté par denisetmonia à 13:22 - L'esprit libertin - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 février 2008

Sondage : libertin(e), c'est quoi pour vous ?

Voila tout est dans la question, vaste question d'ailleurs !

C’est une question que j’avais posé au mois de septembre 2007 sur un forum lié au libertinage.

L’intérêt pour moi était de voir ce que les gens fréquentant de près ou de loin le milieu du libertinage pensaient des libertins, comment ils se définissaient. Bien sur, si j’avais posé cette question sur un forum de discussion plus généraliste, les réponses auraient été très différentes. Il serait d’ailleurs intéressant de poser cette question sur un forum « non libertin » pour voir les réponses et ce que pensent de nous le commun des mortels.

Il ressort de mon petit sondage de bien belles phrases, des avis partagés, mais qui reflètent quand même un certain état d’esprit. Une certaine harmonisation du terme qui commence par « le plaisir » souvent cité. Plaisirs charnels, recherche du plaisir, plaisir d’être en harmonie avec les autres…

Le mot liberté apparaît souvent. Il est lié à l’aventure et à la découverte de soi et des autres. Liberté de pensée aussi. Liberté de choisir son ou ses partenaires et de vivre pleinement ses désirs. Le mot désirs est lui aussi très présent dans les réponses. La notion de liberté prend une « énorme importance » dans la vie des libertin(e)s.

Le respect est aussi souvent cité. Respect de soi et des autres dans des relations souvent complexes ou l’on joue avec les sentiments, notre corps, nos fantasmes et nos peurs.

Le « contrat » libertin de bonjourmdame s’apparente un peu au « contrat social » de Rousseau. Mis à la sauce de desiderata38, nous avons une belle recette « pimenté » pour les couples ayant perdu le « goût ».

femina321 est plus dans le rôle de Diderot et combat la Morale et les moralisateurs. Tout comme  amescalines qui fait fi de certaines conventions sociales pour murir son libertinage, comme un bon vin. 

Disbonjour n’aime pas le terme et le « snobisme » que dégagent certains en se disant « libertins », rejoint par frederique911 qui considère les libertins comme individualistes et égoïstes.

Il n’y aurait donc pas un type de libertin, mais des libertins. Ne sommes nous pas tous différents au fond ! Ce qui nous réuniraient sous cette « appellation » serait une soif de liberté, le plaisir, le respect  le désir et l’amour. Nous sommes donc très proches de nos cousins du siècle des lumières. Nous nous battons pour les libertés individuelles, contre toute forme de morale, nous voulons ouvrir les yeux sur le monde qui nous entoure et jouir des plaisirs que nous apporte la vie. Le libertinage des mœurs, nous le voyons ici dans les réponses à supplanté celui de l’esprit « libertin » du 18ème siècle, nous ne nous battons plus contre une religion qui nous asservie, contre un pouvoir et des injustices, mais pour que LE PLAISIR soit reconnu…

Individualistes et égoïstes, oui certainement car nous sommes tellement en quête d’un bonheur perpétuel, de plaisirs, que nous laissons quelques âmes en chemin. Il faut suivre le libertin ou s’écarter de son chemin. Il demande beaucoup, mais le libertin donne aussi énormément de lui même, il s’y perd parfois.

J’ai reçu énormément de réponses. Voici celles qui ont retenues mon attention. 

"Définition"
Envoyé par closdumesnil1

Ce qui ne peut être décrit dans une définition n'existe pas, mais une définition est très restrictive, on pose un cadre autour de quelqu'un qui ne veut surtout pas d'étiquette....Alors, chacun sa définition, chacun sa norme, oui mais la norme c'est l'ensemble des façons d'agir et de penser du plus grand nombre, donc le libertin doit pouvoir se définir ainsi, mais le libertinage est encore hors norme puisque pratiqué par une minorité, donc indéfinissable....mais non, si c'est une minorité reconnue, c'est donc qu'elle est définie....hé bien qu'en penser, bref il y a les libertins qui pratiquent et d'autres personnes qui parlent de libertinage, à partir de quoi il m'apparait urgent de me taire.

Note de Denis :

Monia avait répondue à ce post :

-  Oui Clos taît toi…

Il faut dire qu’elle connaît et apprécie le personnage dans ces actes, plus que ses paroles…

"Réponse"
Envoyé par ladouceurdunsoir2

Je pense qu'en chacun de nous, il y a ce besoin d'aventure, de liberté, de découverte, une soif de vie débordante qui nous pousses vers l'inconnu, qui nous donnes l'envie de vivre intensément nos désirs, les moindres désirs, même les plus fou, les interdits, certaine personne les vivent, d'autre les imagines.
Il y a tellement de facettes différente dans cette univers, qu'il est difficile de définir un libertin, pour ma part, j'ai rencontré beaucoup de personnes saine de corps et d'esprit, des gens bien, qui aiment la vie, et aiment partager du plaisir en toutes simplicité avec ou sans modération, des personnes avec l'esprit ouvert, cool et toujours le sourire au lèvre, qui se prends pas pour des dieux du sexe, ou pour des Roméo de prisunic, non, des personnes simple, mais qui vous donne l'envie d'aimer la vie, et si on aime la vie, on aime forcement le sexe, logique non !

J'ai vu aussi des âmes perdues, des personnes qui n'avaient aucun savoir vivre, des marchand de rêve, mais je les ai vite oublié.

« Mhm … c’est un entre deux qui me plait »
Envoyé par jeudeseduction

Avoir des "principes" ne font pas la "pratique" ... je veux dire que ce n'est pas parce que j'ai une certaine idée de ce qui serait "mon" libertinage idéal que la réalité peut s'y coller ...
Mais je reste persuadée que pour pas mal de personnes, le libertinage nait d'une incapacité à être "satisfait", et que certains sont même "emportés" sans s'en rendre compte vers une continuelle "surenchère" de recherche de plaisir ...
En oubliant que ce n'est qu'une partie de leur vie, et que des plaisirs il y en a une multitude d'autres ... qu'il y a autre chose que la séduction et les plaisirs charnels ...

Peut-être serait-il plus honnête de dire qu'il y a plusieurs formes de "libertinage", et ne pas essayer de l'englober dans une seule catégorie ...

"Pour moi"
Envoyé par femina321

C'est un état d'esprit avant tout.
Un état d'esprit libéré de la lourdeur de la morale judéo-chrétienne qui nous rabat les oreilles depuis des siècles avec la fidélité absolue, de corps et d'esprit, à son mari (ou compagnon).foutaise et hypocrisie. c'est nié l'attirance naturelle et le désir que l'on peut ressentir pour d'autres personnes. Personnellement, je ne me suis jamais sentie aussi fidèle à mes sensations et à mon homme que depuis que nous pouvons partager ensemble librement notre envie et notre plaisir de faire l'amour avec d'autres.
Alors être libertin pour moi finalement c'est cela : s'être affranchi de l'hypocrisie moralisatrice et culpabilisante et pouvoir partager mille et un plaisir avec mes contemporains (enfin avec ceux qui "nous" plaisent évidemment, sur ce coup là, on ne fait plus qu'un).

"Bon on va essayer... "
Envoyé par disbonjour
Dans notre couple, on n'a jamais trop apprécié le terme de "libertins".
Nous ne nous sentons pas dépasser des limites convenues mais simplement assouvir des désirs que nous partageons.
Nous n'y voyons pas non plus un "certain raffinement cultivé" qui parfois fait que certains échangistes ou mélangistes se sentent et se considèrent "à part".
Beaucoup de nos amis à la sexualité plus limitative nagent dans leur bonheur et donnent aussi envie que nos amis dits "libertins" excessivement ouverts à l'autre...

On a parfois l'impression que se déclarer "libertins" revêt parfois d'un certain snobisme mais c'est dû au sens que nous y mettons nous.
Et en même temps, nous saisissons bien la difficulté à "nommer" cet état d'esprit que nous croisons ici et là. A dire vrai, tous les mots utilisés sont "moches".
Je n'ai pas envie de dire non plus que je suis "échangiste", "mélangiste" on dirait des noms de maladies.
Du coup me revient l'appellation anglaise de ce que nous sommes des "swingers".
C'est joli, ça bouge, ça frétille et ça nous plaît.
Peut être notre prochain pseudo...

"Ce que ça n'est pas"
Envoyé par Greenwitch

Pourquoi est-ce que spontanément, j'aurais envie de définir un libertin par ce qu'il n'est pas ? (hein, ah oui, on pourrait bien se le demander, ça, alors !)
Il ne donne pas de leçons, il n'érige pas de règles. Surtout pas pour les autres. Et il ne fait pas preuve de prosélytisme. 

"Recette"
Envoyé par desiderata38

Pour moi, vu de loin, la recette du libertinage serait la suivante :

Faites bouillir un couple pendant environ 10 ans dans une eau de passion.
Lorsque le couple est bien mou, prêt à se déliter et qu'il ne reste que très peu d'eau, ajoutez y une bonne cuillerée à soupe de dialogue, une cuillerée à café de réflexion et un zest d'égoïsme (essentiel selon moi pour réussir sa recette !) et laissez mijoter à feux doux.

Au bout de quelques semaines de mijotation, invitez des ami(e)s, goutez le libertinage avec les yeux puis avec le corps et rajoutez une bonne dose de dialogue et discutez de vos impressions gustatives...S'il reste un arrière gout amer, le couple était trop cuit, si des étoiles apparaissent dans vos yeux, alors la recette est réussie...

"Pour moi..."
Envoyé par bonjourmdame

Il est dit que le libertinage revendique une liberté de pensée, un goût de la réflexion indépendante, un mépris du fanatisme et de tout esprit de système.
Leur volonté de profiter de la vie et de rechercher les plaisirs, même dans la modération, font passer les libertins pour des dépravés.
Pourtant c'est pour moi, une liberté de pensée, un goût de l'indépendance, et surtout du respect des autres.

Hélas, toute liberté passe par un contrat et le contrat libertin existe pour moi. C'est un contrat moral certes, un accord implicite entre moi et mon ou mes partenaires. Pas d'électron libre dans ma sphère, j'aime quand tout est délimité à l'avance sinon c'est la foire.
Pas d'hypocrisie non plus, je dis ce que je j'aime, ce que je n'aime pas et je n'accepte pas. Je ne m'impose jamais et j'attends la même chose des autres.
Et surtout, je ne supporte pas de me sentir aliénée à quelqu'un. Je choisis mon partenaire mais il n'est pas inamovible.

Ce qui m'insupporte, c'est cette image de mode qui consiste à se mélanger, à s'échanger, pour faire "comme tout le monde" parce que c'est dans l'air du temps. Moi je préfère observer, rencontrer, discuter... dans un premier temps.

Le libertinage, c'est aussi un choix dans la liberté de mes actes et pas seulement sur le plan sexuel mais dans ma relation aux autres. Je suis libre dans ma tête et quand je le décide, je m'enchaîne toute seule à quelqu'un mais ce n'est pas seulement physique, c'est aussi sentimental.

Maintenant, je sais aussi que c'est dans ce milieu que l'on trouve les personnes les plus respectueuses d'autrui, les femmes les plus soignées, les hommes les plus sympas... je parle là pour les vrais libertins pas pour les morts de faim bien sûr.

Liberté de penser, d'agir et d'aimer, voilà ce que je revendique en qualité de libertine.

"Difficile à exprimer"
Envoyé par missty27

D'abord parce que ça fait entrer les gens dans des cases , ensuite parce qu'il y a des relations humaines derrière tout cela .

Je dirais pour être le moins restrictive possible que c'est avoir l'envie de partager avec d'autres des moments de désir et de plaisirs charnel , le tout avec beaucoup de respect (je ne parlerais ni du où , ni de nombre de participants , ni du coté "pratiquant" parce que je pense que l'on peut être libertin dans l'âme sans oser ou pouvoir passer le cap et que ce soit à 3 ou beaucoup plus .. que l'on soit en couple ou célibataire)

"Libertin, libertine"
Envoyé par frederique911

Vaste sujet, notion un peu fourre-tout, ou chacun y met ce qu'il a envie.
Le libertin pour moi est un libre penseur, iconoclaste, qui va à l'encontre des idées reçues et qui accorde à la notion de liberté une énorme importance, à sa liberté en particulier, que ce soit dans sa vie ou dans sa sexualité. je le vois très individualiste.

Tu dis qu’un libertin ça s'intéresse aux autres, je n'en suis pas persuadée, je le vois un peu égoïste (pas toi évidement, je te connait). Pas forcement irrespectueux envers les autres. Surement soucieux de ne pas imposer sa vision des choses aux autres.

Après ici, le mot de libertin, est un peu réduit à la notion de sexualité, moi je ne me sent pas libertine dans ma sexualité. 

En tout cas un libertin n'est pas forcement échangiste ou trioliste ou autres "exotismes", il peut avoir une sexualité totalement classique.

"C'est la liberté de choisir sciemment..."
Envoyé par loguil

Un(e) libertin(e) n'interdit pas à son ou sa ou ses partenaires de vie, de son cercle relationnel, ce qu'elle ou il ne voudrait s'interdire. Mais elle ou il accepte la pluralité des attitudes et les limites comportementales de son relationnel ou des gens partageant son intimité.

Le libertinage est une attitude visant à faire face à sa propre réalité et aux réalités en général sans s'arrêter aux seules réponses convenues.

En matière de vie en commun et de sexualité, on n'assimilera pas automatiquement les bigames ou trigames au libertinage et on peut très bien vivre en trio ou quatuor sans être libertin(e). Toute femme, tout homme volage n'est pas libertine ou libertin, des personnes fidèles (simplement sexuellement ou sexuellement et en communauté de pensée ou sentimentale) peuvent être libertines ou libertins.

"Le libertinage"
Envoyé par amescalines

Commence d'abord dans la tête, c'est avant tout une question d'état d'esprit, d'ouverture d'esprit en fait. J'associe cet amour (sélectif) des plaisirs sexuels partagés à plusieurs à celui de la bonne chair, des bons moments de la vie, en bref : Carpe Diem. Bien sur, il faut auparavant se défaire de principes éducatifs parfois trop normatifs, ou faire en partie fi de certaines conventions sociales. C'est donc aussi un cheminement personnel. On devient libertin, on murit son libertinage, comme un bon vin. Et on le vit réellement lorsque le corps et l'esprit sont en phase, que l'on peut passer du fantasme à sa concrétisation sans éprouver de tabous, en fait, on bascule dans l'action avec gourmandise, la réalisation de son désir devient une vraie fête.
Je le vis comme ca en tous cas. Plus nous sommes sélectifs, mon amoureux et moi, plus nous profitons intensément des instants partagés avec un (des) compagnons de libertinage.

"Je vais répondre en toute neutralité avant de lire les autres réponses"
Envoyé par taarzane

LIBERTINE pour moi c'est une façon de vivre sa sexualité en toute LIBERTE sans tabou, s'adonner à des plaisirs dits "hors normes"...
Il y règne une notion de légèreté de l'âme, de l'être, du corps...
Facile à assumer dans un contexte libertin, bien moins bien perçu dans un contexte social.
Mais je suis libertine, ça je le sais, c'est sûr !!

"Bonjour denis ..."
Envoyé par 1gout2paradis

Pour moi (enfin ce que j'imagine), un libertin ou une libertine, c'est une personne qui vit au gré de ses envies.
Une personne qui est en adéquation avec ses désirs, qui les vit à 100% en se souciant peu des conventions mais en respectant sa/son partenaire et en respectant autrui.
La vie du libertin ou de la libertine est rythmée par ses envies du moment ainsi les expériences se suivent mais ne se ressemblent pas.

Voila ! C'est ma vision des choses à moi !
Brève vision d'une femme qui ne connait rien au libertinage mais qui a plaisir à "s'approcher du milieu" peut-être pour rêver de frissons qui n'arriveront jamais.

"Ouvrons le débat."
Envoyé par bidibidibidi

Ce qui m'ennuie, c'est que beaucoup associent libertin avec le fait de vivre ces désirs, de vivre dans une certaine liberté et ouverture d'esprit.
Je suis désolé, mais pour moi, c'est pas un trait du libertin. Le libertinage se limite, à mes yeux, au niveau sexuel. Y a des gens extrêmement ouverts et proches de leurs désirs, mais qui restent sexuellement « conventionnels », sont ils libertins pour autant ? Non, je pense pas, et du moins ne se qualifient ils pas ainsi.

Enfin, je sais pas si vous saisissez mon point de vue, mais je pense qu'il peut y avoir des libertins coincés sur plein d'autres points. Et des gens plus ouverts que certains libertins, sans l'être pour autant.

"Libertin, un animal d'océanie ? un fleuve austral ?"
Envoyé par etienneroch
C'est pour moi une vision de la vie qui passe outre les conventions de notre culture.
Le couple n'est plus le centre de tout, il est remplacé par l'échange et la curiosité.
Personne n'appartient à personne, seul le respect donne la conduite.
Tout cela dans une quête vers la connaissance de soi et des autres par le plaisir.
l'orgasme, c'est comme tutoyer les cieux.

Posté par denisetmonia à 21:13 - L'esprit libertin - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 décembre 2007

Le regard des autres...

Nous ne parlerons pas ici du regard porté sur votre tenue vestimentaire lors de vos sorties en club, ni du regard porté sur votre physique, mais du regard des autres sur le libertinage, de votre regard à vous sur votre vie libertine.
Depuis le temps que nous fréquentons le milieu libertin et rencontrons des gens avec qui nous partageons pleins de belles choses, nous avons remarqué que nombre d'entre vous se cachent du regard des autres, ont peur du "qu'en dira t'on", d'être vu et reconnu, que ce soit sur le net ou en club.
Peur de s'afficher, de dire "oui je suis libertin(e) et alors ? Ou est le problème ?"
Nous évoluons tous dans ce milieu "libéré", mais combien d'entre nous le sont vraiment ?
Les préjugés ont la vie dure.

Souvent Monia et moi disons à nos interlocuteurs : "Mais vous ne faites rien de mal !...", "Nous sommes entre adultes consentants...", "imaginez le nombre de personnes qui aimeraient avoir cette vie sexuelle !"
Oui mais, car il y a ce "mais"... Que pourraient en penser ma famille, mes amis (non libertins), mes voisins, mes collègues de bureau...
Quel regard peut on avoir sur ce genre de sexualité lorsque l'on ne la pratique pas.
Et vous quel regard pouvez vous avoir sur vous après une nuit de "débauche" ?
Qu'y a t’il de si indécent à pratiquer une sexualité de groupe à une époque où le sexe s’affiche partout ?
Pourquoi nous catégoriser par rapport aux "communs" de la société. Que nous pouvons d’ailleurs croiser en club, puisque ce genre de pratique, d’envie, de fantasme, n’est pas réservé qu’à nous, mais peut émaner de tout un chacun.

En effet nous avons croisé dans le milieu libertin des tas de gens qui ont honte de ce qu'ils font.
Honte de pratiquer le libertinage. Ils ne le disent pas ouvertement, mais cela se lit dans leurs yeux ou leurs paroles.
Beaucoup dans ce milieu ne sont que de passage, pour des raisons aussi diverses que variées.
Beaucoup ont envie d'essayer, de se laisser aller, mais cette sacrée morale judéo-chrétienne revient au galop.
Beaucoup se cachent, car à leur yeux c’est mal de fréquenter les clubs échangiste et d’avoir ce genre d’envies.
Certes, il n'y a pas de société sans morale, ni de morale sans société. L'homme est moral dès qu'il vit en société. Où est le bien, où est le mal ? Comment trouver son idéal, sa "liberté", lorsque l'on sait au fond de soi que notre propre regard sur le libertinage est aussi celui des autres.

Monia et moi nous sommes affranchis depuis longtemps de tout cela, c'est ce qui nous fait dire qu'il y a les "vrais" libertins et les autres...
Parce que l'on oublie trop souvent que dans Libertin, il y a liberté. Cette liberté si chère à nos yeux, et qui a un prix. L'indifférence, et cette différence qui fait que l'on est ou pas un "vrai" libertin.

Ne jugez pas nos propos trop sévèrement. Loin de nous l'idée d'être les meilleurs et les plus honnêtes. Mais au moins nous sommes honnêtes vis à vis de nous même et des autres.
Et puis nous avons nous aussi le droit d’avoir ce regard sur un mode de fonctionnement qui ne nous paraît pas « normal ». Pourquoi se placer en victime, pourquoi perdre le contrôle de nos actes, alors que nous aimons tous cette vie libertine.
Pourquoi culpabiliser alors que nous nous sentons si bien dans ce milieu.
Nous n’avons même pas à affronter la rumeur, puisqu’elle n’aura pas lieu d’exister et se propager.
Nous n’avons pas à affronter la peur, nous n’avons aucune crainte.
Nous n’irons pas en prison, puisque nous n’enfreignons pas la loi.
Nous ne croiserons pas nos voisins, ou alors c’est qu’ils sont libertins eux aussi! Bienvenue au Club !!

C’est beau la LIBERTE !

L’évolution sociale depuis le siècle des lumières n’est pas fatale, mais soumise à une certaine législation, avec des retours en arrière qui peuvent être très brutaux. Dans notre siècle dit de « libertés individuelles », de communication à outrance, nous devenons tellement « individuels » et si peu « communicatifs » que nous sommes en train de recréer une période d’obscurantisme.
La morale si chère à Diderot est en train de s’évaporer. La libération sexuelle de nos années 70 est loin derrière nous. Elle nous a apporté une certaine envie de jouir des plaisirs de la vie, une évolution des mœurs, mais le carcan famille, travail, patrie revient en force, sans parler de l’extrémisme religieux qui sape nos libertés individuelles.

Pour vivre heureux, vivons cachés ! C’est une phrase que nous avons souvent entendu dans le milieu libertin. Pourquoi se cacher, nier, mentir, fuir devant le plaisir. Cette phrase n’a pas sa place dans le jargon d’un libertin. Elle nous fait fuir et ceux qui la prononce ne retiennent pas notre attention.

Il y a 2 jours, en club, un homme nous disait avoir mis une annonce sur Netechangisme sans sa photo car "Mon métier me l'interdit..."
Phrase bateau car aucun métier n'interdit ceci ou cela, chacun est libre d'évoluer dans sa vie privée comme bon lui semble, du moment bien sûr qu'il ne nuit pas aux autres et ne porte pas préjudice à sa profession ou son employeur.
Ce monsieur a tout simplement peur du regard des autres. Qu'un voisin, ou proche le reconnaisse sur un site échangiste. Une chance sur des dizaines de milliers de personnes visitant sa fiche ! et quand bien même cela arriverait, c'est que la ou les personnes cherchent la même chose que lui.
On ne s'inscrit pas sur un tel site pour parler tricot !
Cela s'ajoutant à une autre réflexion du même acabit a eu pour effet que Monia se désintéresse complètement de lui, alors que quelques minutes auparavant, le monsieur avait toutes ses chances pour passer un bon moment en notre compagnie !
Nous ne supportons pas la bêtise.
Intolérants ? Non, juste fidèles à nos convictions. Il vous est sûrement déjà arrivé d'être attirés physiquement par quelqu'un qui par ses propos vous devient insupportable.

Beaucoup nous disent en voyant notre blog "Mais vous n'avez pas peur d'apparaître à visage découvert ?". Peur de qui, de quoi ? Si un de nos proches ou collègue de travail vient ici même, c'est qu'il aura tapé certains mots clefs "tendancieux" et il sait pourquoi il est la. Alors pourquoi avoir peur de ce regard là ? Il est ici pour son plaisir en tant que libertin, simple voyeur, intéressé, curieux... Peu importe, mais il n'est pas là par hasard.
Qui donc est fautif au regard des autres ? Celui qui s’expose et vit parfaitement bien sa vie libertine ? Ou celui qui vient « jeter un œil » sur le site en question pendant que sa femme regarde « les feux de l’amour » ?
Qu’y a t’il de malsain à vivre en harmonie avec sa sexualité, avec soi, avec les autres (tous les autres…).
Est il plus « normal » de venir se masturber en cachette sur des blogs sexe ou libertins, d’avoir envie, mais se refreiner, de tromper son partenaire…
Tout cela n’est que duperie, mensonge, alors que nous « vrais » libertins vivons parfaitement sous le regard des autres. C’est nettement plus sain, pour nous, notre mental, notre plaisir et pour ceux et celles qui nous approchent.

Un jour en club, nous avons coquiné avec un homme fort sympathique. Moment agréable, mais il n’arrivait pas à bander ! Ca arrive, rien de grave, on passe à autre chose. Oui mais ensuite, il a parlé 2 heure de sa femme à Monia ! Du fait qu’elle ne libertinait pas, qu’il était là incognito, qu’il adorait le milieu libertin, l’ambiance, les gens etc…
Le monsieur n’était pas en phase avec lui même. Il pensait trop à sa femme, sa petite famille et il s’est lui même gâché la soirée car il avait quelque peu honte d’être là, de tromper sa femme, d’être obligé de mentir. Honte d’avoir envie. Son discours était décousu, mais nous sentions bien le malaise et son mal être.

L’intolérance s’installe avec le regard des autres. La culpabilité aussi. Nous sommes donc coupable d’aimer la vie et ses plaisirs, de le montrer et de ne pas avoir peur de dire tout haut :
« Oui nous aimons le sexe, la pluralité, l’échangisme, la bisexualité, les gang bang, les câlins et les baisers… », parce que même ces deux derniers, certains ont du mal à les donner et à les recevoir.

Et nous nous foutons éperdument du regard des autres…

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10 décembre 2007

Bienvenue en « Enfer »

L’enfer de la Bibliothèque – Exposition – BNF Paris  du 4 décembre 2007 au 02 mars 2008

Ce WE nous avons été faire un petit tour en « Enfer »… Celui de la Bibliothèque Nationale de France pour admirer les livres « interdits ». Ceux qui du XVIème au XXème siècle ont été mis de coté pour constituer ce fond exceptionnel. Une exposition qui montre pour la première fois à la lumière cinq siècles de documentation littéraire et graphique gardée sous clef dans les archives de la Bibliothèque nationale de France.
Longtemps, ces livres n'ont été signalés dans aucun catalogue (et n'étaient donc pas consultables). En 1913, Guillaume Apollinaire réalise un inventaire bibliographique de ces ouvrages : L'Enfer de la Bibliothèque nationale. Vous pourrez donc y admirer des œuvres gardés au secret pendant plus d’un siècle et demi !

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Tout au long de cette exposition libertine vous trouverez des ouvrages aux titres licencieux et très évocateurs des plaisirs de la chair, dans leur éditions originales, voire manuscrites :
A la Feuille de rose de Guy de Maupassant, Les Caprices du sexe ou Les Audaces érotiques de mademoiselle Louise de B… , publié clandestinement en 1928, Les 120 Journées de Sodome, la Philosophie dans le boudoir du Marquis de Sade, Les fleurs du mal de Charles Baudelaire, L'éloge des tétons (1889), L'odyssée d'un pantalon (1889), Serrefesse, tragédie-parodie de Louis Pine-à-l'envers (1864)…
Des lithographies, des photos, des annuaires des maisons closes parisiennes…

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Vous me direz aujourd’hui on consulte des récits et images pornographiques en 3 clics de souris, pourquoi visiter « l’ Enfer » ?
Peut être parce que Pénétrer dans l’Enfer de la Bibliothèque, c’est plonger dans une atmosphère d’antan avec ses lieux clos, ses boudoirs, ses maisons closes, ses prisons…
Peut être parce que ces estampes, photos et lithographies ne sont pas des images « kleenex », images retouchées et sans âmes, mais véritablement des oeuvres d’art qui ont coûté la prison ou la vie à leurs auteurs.
Parce que vous allez entrer dans le monde de l'anonymat, du pseudonyme, des fausses adresses, des dates trompeuses, des éditeurs clandestins, des lieux clos.
Parce que ces oeuvres sont conservées dans le magasin des livres rares, des réserves qui ne sont pas ouvertes au public.
Parce qu’il y a les histoires de Q et les histoires du Q…
Parce que si vous êtes libertin(e)s vous vous devez de venir rendre hommage à ceux qui avant nous, nous ont ouvert la voie en écrivant tard le soir à la lueur des bougies des romans coquins, des histoires salaces…
Ceux qui enfermés dans des lieux clos ont pris ces premiers clichés pornos en noir et blanc, tourné ces premiers films sans nom.
Tous ces gens qui ont osé affronter l’obscurantisme de leur temps pour nous laisser ce patrimoine libertin.

Mais l’Enfer est éphémère dépêchez vous c’est jusqu’au 2 mars 2008 !

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11 mai 2007

La philosophie dans le boudoir

Il fallait un sacré cran pour porter Sade à la scène ! En effet les écrits du célèbre marquis ne sont que très peu portés au théâtre.
La metteur en scène Christine Letailleur a osé relever le défi et la pièce de 2 heures qu'elle a adaptée respecte bien l'esprit du libertinage Sadien.
Amateurs des textes libertins du 18eme siècle, c'est avec un grand plaisir et une certaine dose de curiosité que nous avons rejoint ce WE le théâtre de Gennevilliers (92) qui joue cette oeuvre du 04 au 20 mai.

Un peu d'histoire
Avant de parler de l'adaptation de "la Philosophie dans le boudoir" au théâtre, Il est nécessaire de parler de son auteur.
Le Marquis de Sade n'a été reconnu comme écrivain qu'au milieu du 20ème siècle ! Longtemps interdit et décrié, il figure aujourd'hui parmi les plus grands écrivains de son temps.
Le terme "sadisme" vient de Sade, mais lorsque l'on s'intéresse au personnage, on comprend qu'il ne faut pas s'arrêter qu'à ce simple terme qui est loin de refléter toute la philosophie de cet écrivain.
Certes Sade est un libertin qui par ces écrits pornographiques a poussé très loin les limites du libertinage, mais il est aussi un libre penseur, un philosophe qui dans ces écrits dénonce l'hypocrisie et tous les vices de la société de l'époque.
Sa vie libertine et ses écrits lui vaudront de passer 30 ans en prison. C'est d'ailleurs pendant ses longues périodes d'incarcération qu'il écrira la plupart de ses romans.
"La philosophie dans le boudoir" est de loin l'une de ses oeuvres les plus abouties. l'ouvrage se présente comme une série de 7 dialogues retraçant l'éducation érotique et sexuelle d'une jeune fille de 15 ans, dont un pamphlet philosophique sur la liberté, la religion, la monarchie, et les mœurs. Intitulé « Français, encore un effort si vous voulez être républicains ».
La théorie alterne avec la pratique, dans un langage cru. On y parle de sexe sans retenue, en pronant la sodomie, le cunnilingus, l'échangisme, la bisexualité, l'inceste...
C'est l'un des philosophes libertins du 18eme siècle qui a été le plus loin dans la description des plaisirs et du libertinage.

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Le livre de chevet de Monia !
Ne nous étonnons pas qu'elle soit libertine...

La pièce de théâtre
Christine Letailleur a donc porté au théâtre cette "philosophie" en respectant scrupuleusement les textes tant pornographiques que philosophiques, tout en pratiquant des coupes obligées, non pas par censure, mais parce que sans cela la pièce durerait 6 heures !
Il fallait donc garder l'esprit de Sade tout en évitant d'ennuyer le public et c'est parfaitement réussi.
Les acteurs évoluent sur une scène très épurée, avec pour seuls décors des rideaux rouges. Les dialogues de Sade défilent, les acteurs prenant des poses grivoises pour mieux coller à la réalité des textes. Les rideaux étant là pour dissimuler les scènes de cul et pour laisser la part belle aux discours.
L'atmosphère est résolument libertine, avec des acteurs qui jouent à demi dénudés, voir nus pour certains. Les scènes libertines sont entrecoupées de discours philosophiques. Le tout dans une parfaite harmonie et avec goût.

"Il y a chez Sade de l’intelligence, de l’invention, du raffinement, de l’espièglerie, de l’insolence, de l’ironie ;
Un plaisir enfantin qui tient du rapport voyeurisme/exhibitionnisme.
Le libertinage sadien est une dialectique du désir ;
Sade met en scène dans cette œuvre l’essence même du désir, il le radiographie, le décortique, en dresse toutes les étapes.
L’érotisme passe par la parole, le plaisir de dire, de nommer les choses avec précision et détail.
Une jouissance par la transgression du langage, un plaisir de montrer et de faire voir par les mots,
D’alterner langage obscène et langage savant"
Christine Letailleur

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Elle est jolie (notre chambre !)
ça vous donne envie de visiter ?

Lors des exposés philosophiques, je (Denis) me suis mis à fermer les yeux pour mieux capturer les textes. Ma surprise fut grande en découvrant que le discours de Sade est tout à fait d'actualité.
Il parle de morale, d'extrémisme religieux et du fait que Dieu n'existe que dans l'esprit des hommes. Il remet en cause la peine de mort, les politiques. Parle de l'Europe, des guerres, du partage des richesses entre les riches et les pauvres, de l'émancipation de la femme...
S'il avait vécu aujourd'hui, Sade aurait sans aucun doute ajouté la mondialisation, l'écologie et le pouvoir des médias !

Dimanche Monia et moi avons disserté sur cette adaptation théâtrale de “la philosophie dans le boudoir” et parlé de Sade et de sa vision des choses.
Et nous avons compris pourquoi nous sommes depuis 15 ans ensemble. Une raison simple qui coule de source. Libertins, nous sommes tous es deux des enfants de Sade. Avec cette Soif d'exister, de liberté, de plaisirs. Pas (ou peu) de limites. Comme lui nous poussons la logique libertine jusque dans ces moindres recoins. Pour en comprendre les nuances et en tirer un maximum de plaisir.
Comme lui, nous refusons que l'on nous dicte nos pensées, notre façon de vivre et cultivons notre liberté de penser, de vivre comme bon nous semble.

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Vous avez envie d'essayer le libertinage ?
Alors il vous faudra déja lire Sade...

"Aux Libertins
Voluptueux de tous les âges et de tous les sexes, c'est à vous seuls que j'offre cet ouvrage : nourrissez-vous de ses principes, ils favorisent vos passions, et ces passions, dont de froids et plats moralistes vous effraient, ne sont que les moyens que la nature emploie pour faire parvenir l'homme aux vues qu'elles a sur lui; n'écoutez que ces passions délicieuses; leur organe est le seul qui doive vous conduire au bonheur.

Femmes lubriques, que la voluptueuse Saint-Ange soit votre modèle ; méprisez, à son exemple, tout ce qui contrarie les lois divines du plaisir qui l'enchaînèrent toute sa vie.

Jeunes filles trop longtemps contenues dans les liens absurdes et dangereux d'une vertu fantastique et d'une religion dégoûtante, imitez l'ardente Eugénie ; détruisez, foulez aux pieds, avec autant de rapidité qu'elle, tous les préceptes ridicules inculqués par d'imbéciles parents.

Et vous, aimables débauchés, vous qui, depuis votre jeunesse, n'avez plus d'autres freins que vos désirs et d'autres lois que vos caprices, que le cynique Dolmancé vous serve d'exemple ; allez aussi loin que lui, si, comme lui, vous voulez parcourir toutes les routes de fleurs que la lubricité vous prépare ; convainquez-vous à son école que ce n'est qu'en étendant la sphère de vos goûts et de ses fantaisies, que ce n'est qu'en sacrifiant tout à la volupté, que le malheureux individu connu sous le nom d'homme, et jeté malgré lui sur ce triste univers, peut réussir à semer quelques roses sur les épines de la vie."
Marquis de Sade

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05 avril 2007

Petit lexique du libertinage

De nombreuses personnes sur notre blog ou sur les forums liés aux pratiques sexuelles libertines posent souvent des questions sur les termes utilisés dans le libertinage.
Il n'est en effet pas aisé pour des débutants, voire même des pratiquants de s'y retrouver dans ce dédale de termes et de mots liés au libertinage.
Voici donc un petit lexique reprenant les principaux termes usités dans ce milieu. Le monde libertin est très vaste et il existe donc de nombreux mots pour définir toutes les sortes de sexualité.
Il peut exister de nombreuses variantes des termes mentionnés ici, mais ce sont là les définitions exactes de ces termes parfois "barbares" où le néophyte ne comprend pas toujours les nuances entre telle ou telle pratique.
Ce lexique n'a pas la prétention d'être complet, aussi n'hésitez pas à l'alimenter...

Bisexualité

Bisexualité est un mot formé sur le modèle de homosexualité et hétérosexualité. La bisexualité consiste en une attirance sexuelle pour des personnes des deux sexes, soit simultanément soit alternativement.
Il existe divers degré de bisexualité. C'est assez ambigu. Beaucoup de femmes se disent Bi, mais certaines ne vont pas plus loin que quelques caresses et baisers. De même que pour certains hommes être Bi signifie juste faire ou se faire faire une fellation par un autre homme, mais sans pénétration anale.
Dans les clubs échangiste, la bisexualité féminine est chose courante et largement acceptée, c'est presque devenu d'une banalité déconcertante ! Il n'en est pas de même pour la bisexualité masculine que l'on voit très peu en club et qui serait
"male" perçue par la gente masculine.

Candaulisme

Le candaulisme est une pratique sexuelle liée à l'excitation de voir son (sa) partenaire avoir des relations sexuelles avec une autre personne. C'est une sorte de voyeurisme.
Il désigne aussi le fait d'aimer voir son ou sa partenaire exposé(e) au regard des autres.
Très cérébrale, le candaulisme n'est pratiqué qu'en couple très amoureux l'un de l'autre et jouissant d'une grande complicité.
Sans ces deux conditions, toute la saveur en est totalement perdue. Car en règle générale il n'y a aucun plaisir à partager ce genre d'émotions lors d'une aventure d'un soir.
Pour certains le Candaulisme signifie : Aimer être cocu ou cocu content ! Il n'y a dans cette pratique aucun cocufiage, puisque le partenaire est présent et consentant.

Il y a plusieurs variantes du candaulisme :

Le Candaulisme complice
La relation de couple est fusionnelle. Il s'agit dans la plupart des cas d'une recherche en commun du plaisir de voir son épouse dans des situations érotiques avec d'autres et celle-ci s'épanouit à l'idée de l'exciter. Cela peut passer du simple slow lors d'une soirée, à faire l'amour devant son mari. La communion du plaisir passe par des échanges de regards lors de l'acte ou par des aveux intimes lors de leurs retrouvailles. Dans tous les cas, le couple décide en commun des situations qu'il désire.

Le Candaulisme humiliant
Cette variante peut être un dérivé de pratiques sado-maso. L'homme consentant est soumis aux désirs de son épouse et y trouve une grande excitation. Elle choisit ses amants et la manière dont son mari pourra participer ou pas. En général ici, l'amant complice joue un rôle plus actif dans le fantasme.
Le plaisir du couple passe par l'humiliation et des situations de privations du statut d'époux pour d'autres.

Le Candaulisme passif
L'homme ici ne participe pas directement, il est consentant et trouve son plaisir par l'infidélité de sa femme. Celle-ci a une totale liberté sexuelle. Le plaisir passe dans ce cas là souvent avant ou après, lorsqu'elle se préparera pour rejoindre son amant ou en rentrant. Parfois seul l'infidélité de l'épouse suffit au plaisir de chacun et aucun détail n'est partagé voir même aucune allusion sur le ou les amants et le nombre d'infidélités.

Le Candaulisme possessif
Dans cette relation, l'homme trouvera excitant d'offrir sa femme au gré de ses envies. L'épouse étant réceptive aux caprices de ce dernier. Dans cette manière de vivre leur fantasme l'humiliation n'est que rarement présente, l'importance du plaisir étant axé sur l'offrande.

Cote a cotisme

Le cote à cotisme n'implique aucune notion de contact. Les couples "légitimes" font l'amour chacun dans leur coin, à coté d'autres couples et / ou sous le regard d'autres personnes.
Souvent pratiqué en club échangiste par des "débutants" désirant mettre un peu de piment dans leur vie sexuelle. Voir, être vu, et s'encoquiner à deux, sans pour autant participer avec d'autres.
Il sagit d'un terme très récent, utilisé dans le milieu du libertinage pour justement les différencier des mélangistes et échangistes.


Echangisme

L'échangisme est une pratique sexuelle dite "libertine" ou encore non conformiste consistant en un échange temporaire des partenaires habituels,
entre deux ou plusieurs couples, en vue de rapports sexuels complets (c'est-à-dire avec pénétration) entre partenaires consentants.
L'échangisme est un échange de bons procédés entre un couple (au minimum) et un autre couple, de sexes différents ou identiques.
L'échangisme se pratique depuis fort longtemps, bien que dans les époques reculées, on ne lui attribue pas de mot ou de terme définissant cette pratique sexuelle.
Il devint plus courant pendant les années 60 et 70 avec la "libération sexuelle" et redevient à la mode depuis quelques années.
L'échangisme qui semblait réservé à une "élite" intellectuelle et artistique au début du XXème siècle, jusqu'aux années d'après guerre (Philosophes, écrivains, artistes, gens de bonne famille...) tend à se démocratiser.
Les échangistes sont désormais des gens ordinaires, le plus souvent dans la trentaine ou la quarantaine mais on en trouve de tout âge et toute description.
On estime qu'entre 1 % et 4 % des couples y ont déjà participé, mais il est difficile de donner des chiffres précis car le sujet est souvent tabou.

Exhibitionnisme

L'exhibitionnisme est le désir de montrer des parties intimes de son anatomie (parties génitales par exemple) ou des pratiques intimes en public. Cette activité a pour but d'exciter la personne qui la pratique.
La majorité des personnes ont comme image de l'exhibitionniste un homme vêtu d'un long imperméable et dénudé en dessous. Ce stéréotype n'est qu'un exemple, car il existe de nombreux couples qui s'excitent en se dénudant ou en faisant l'amour dans des endroits publics.
De nombreuses femmes aiment s'exhiber dans les lieux publics sous le regard de leur mari, voir sous le regard d'autres personnes.
Il y a partout en France de nombreux lieux ou l'on peux voir des hommes, des femmes, des couples entrain de s'exhiber.
Il existe aussi des exhibitionnistes (hommes, femmes, couples) qui vont au dela de l'exhibition. Pour eux c'est un point de départ, un moment excitant que de s'exhiber, faire monter l'excitation pour aller plus loin et pratiquer l'échangisme, le mélangisme ou le triolisme.
Désormais avec internet, l'exhib comme l'on dit se pratique beaucoup par webcam interposée via MSN ou autres services et sites web.


Mélangisme

Le mélangisme signifie avoir des relations de type flirt poussé, caresses, baisers, fellation, cunnilingus entre plusieurs personnes d'un groupe plus ou moins nombreux, appartenant à des couples et/ou célibataires, sans pour autant aller jusqu'à un rapport sexuel complet (c'est-à-dire avec pénétration) qui restera réservé à un partenaire habituel.
Dans ce sens, le mélangisme se différencie de l'échangisme, pratique sexuelle consistant en un échange temporaire entre deux ou plusieurs couples, en vue de rapports sexuels complets entre partenaires consentants.
Pour le couple c'est souvent un moyen de varier sa sexualité, mais sans aller trop loin (pénétration).
Certains couples refusent même la fellation ou le cunnilingus, se contentant de baisers, de caresses.
La bisexualité féminine est souvent très présente dans le mélangisme.
Cette pratique est elle aussi très ancienne. On en retrouve trace dès l'antiquité et surtout au 18ème siècle avec les libertins.
Souvent les échangistes ne veulent pas entendre parler de mélangisme, car pour eux c'est une expérience sexuelle non aboutie. Eux se considèrent totalement libérés et trouvent les mélangistes trop "touche pipi".

Gang Bang

Le gang bang (mot anglais gangbang) est une pratique sexuelle où un sujet passif a une relation sexuelle avec plusieurs partenaires, simultanément ou à la suite. Il s'agit donc d'une forme particulière de sexualité de groupe.
Messaline, femme de l'empereur romain Claude est restée célèbre dans l'histoire pour ses frasques qui lui ont, du reste, valu d'être exécutée sur ordre de son mari en 48 après J.-C. On cite à son sujet une suite de 20 partenaires, mais ce record de l'époque n'a pas été homologué comme ceux d'aujourd'hui.
Au moyen age on appellait cela "une vie de chienne".
De nos jours, les gang bangs se pratiquent principalement en club échangiste ou libertin, mais aussi à domicile parfois, où l'on voit des femmes avoir des rapports avec de nombreux partenaires (de 3 à l'infini).
Certains considèrent cette pratique comme avilissante pour la femme, qui est soumise (souvent à genoux et à quatre patte) à toutes les envies des hommes. Il faut savoir que les femmes pratiquant les gang bang sont consentantes et aiment cela. Leur plaisir est d'avoir un maximum de partenaires en une soirée, simultanément et à tour de rôle.
De nos jours, l'industrie du film porno a largement utilisé le gang bang dans ces films, pour satisfaire une demande masculine. En oubliant que de nombreux gamins découvrent leur sexualité devant ces films et que leur regard d'adolescent sur un gang bang leur donne une fausse image de la sexualité et de la femme.

Partouze

Un bon jeu de mot défini la partouze comme étant "l'amour avec un grand Tas !"
Dans le language courant, terme générique servant à designer un rapport sexuel impliquant plus de deux personnes, souvent un groupe de personnes s'adonnant à l'amour de groupe.
La partouze est synonyme d'orgie par le commun des mortels. Les libertins évitent d'utiliser ce terme qui est péjoratif à leurs yeux.
On designe aussi dans le langage vulgaire les clubs échangiste comme "boite à Touze".

Triolisme

Le triolisme est une pratique particulière du sexe de groupe, mais avec une connotation beaucoup plus intimiste que le Gang Bang ou la "partouze".
Appelé aussi trio ou amour à trois. Le triolisme se fait souvent dans le cadre du couple, il présente une façon de redécouvrir l'autre d'une manière différente en faisant intervenir un tiers.
Au contraire de l'échangisme et du mélangisme, l'amour à trois se fait généralement davantage dans une idée de communion sexuelle entre trois personnes.
Cela peut se pratiquer avec deux hommes et une femme, deux femmes et un homme, trois hommes ou trois femmes.
Il y a souvent une grande part de voyeurisme dans cette pratique où l'un des deux partenaires (voire les deux si bisexualité) découvre son conjoint avec une tierce personne, ce
qui est très excitant.
Le triolisme existe depuis l'antiquité (très prisé par les romains et les grecs) avec souvent une connotation bisexuelle (entre hommes, ou entre femmes).

Voyeurisme

Le voyeurisme est un terme à connotation morale, qui décrit un comportement ou une tendance "voyeuriste", c'est à dire basé sur l'attirance à observer l'intimité ou la nudité d'une personne ou d'un groupe de personnes dans des conditions particulières en cherchant à y éprouver une jouissance et/ou une excitation (délectation voyeuriste).
Les pratiques voyeuristes peuvent prendre plusieurs formes, mais leur caractéristique principale est que le voyeur n'inter-agit pas directement avec son sujet, celui-ci ignorant souvent qu'il est observé.
Le "voyeur" est souvent représenté observant la situation de loin, en regardant par une ouverture, un trou de serrure ou en utilisant des moyens techniques comme des jumelles, un miroir, une caméra, etc.
En club, le voyeurisme bat son plein quand les couples s'ébattent dans les coins calins.

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20 février 2007

Libertinage virtuel...

Internet est un véritable vecteur de communication. Cet outil a modifié notre comportement, notre façon d'acheter, de découvrir, de voyager, de communiquer.
Aujourd'hui Internet c'est plus d' 1 milliard de personnes connectées dans le monde.
Mais comme tout autre support qui nous apporte un certain confort dans notre vie, le web a ses failles et ses pièges.
Nous ne parlerons pas ici de la pédophilie, de la prostitution, du jeux ou des sectes. Tous cela existait avant internet et existera encore après ! Ces dangers sont aussi réels dans la "vraie vie" que sur la toile.
Il faut arrêter de dramatiser, Internet n'a pas fait empirer les choses. Les plus grosses affaires d'agressions sexuelles, de pédophilie, d'inceste, de suicide d'adolescents n'ont souvent rien à voir avec Internet, mais bien plus avec des détraqués qui n'ont pas besoin du web pour réaliser leurs méfaits. Bien sûr Internet montre des photos, des vidéos, des sites qui ne sont pas dédiés aux plus jeunes. Mais ils peuvent aussi facilement avoir accès chez un copain à un DVD X, ou des revues pornos. Ou tomber sur un détraqué dans la rue. Cela a malheureusement toujours existé et existera toujours, avec ou sans Internet.
Mais là n'est pas notre débat du jour, il faudrait plus qu'un article pour parler de tout cela...

Internet est un monde virtuel, et le piège dont nous voulons parler ici,  c'est justement de ne plus vivre que dans le virtuel, et plus dans le monde réel.
Dans le monde du libertinage, il existe un libertinage virtuel. Il est de plus en plus présent sur la toile, et Monia et moi en subissons les conséquences à chaque connection sur un site de rencontres ou sur un forum ou chat lié au libertinage.
Nous nous servons du net pour passer des annonces et trouver des "compagnons de jeux". Pour nous Internet est un support, pas une finalité en soi.
Mais de plus en plus souvent, nous avons affaire à des internautes, qui ne vivent leurs fantasmes et leurs désirs que sur le web.
Hommes, femmes, couples, ils nous contactent par mail. Ils sont désireux de nous rencontrer, font des éloges de nos photos, de notre blog, de nos idées.
Une conversation s'engage, ils nous envoient leurs photos, voire des vidéos, nous papotons sur MSN, voire plus que papoter ! Puis tout naturellement nous leur donnons rapidement notre n° de tél pour un "vrai" contact...
Et là, plus rien. 9 fois sur 10, ils ne nous appellent pas, nous n'avons plus de nouvelles. Et pourtant nous les retrouvons chaque soir connectés sur les forums ou chat où nous les avons rencontrés !
Il leur suffit de nous appeler pour nous rencontrer, y'a pas plus simple, plus direct. Mais non, ils préfèrent passer des heures sur le net à chercher, à fantasmer. Mais que cherchent-ils ? Le savent-ils vraiment ?
Ils y passent des heures, des nuits à papoter, draguer, s'inventer une vie, fantasmer, faire des échanges de photos, des webcam coquines...
Un grand nombre de gens ne vivent plus que par écrans interposés. Ils s'inventent une vie, une "second life".
La femme mariée soit-disant libre, idem pour les hommes qui ne sont libres qu'en journée, alors qu'ils disent être seuls !
Les hommes qui se font passer pour des femmes ou des couples
Les couples où madame n'est jamais présente
Les couples qui n'osent pas franchir le pas, mais vous font miroiter des rencontres
Les obsédés de la webcam qui ne vont pas plus loin...

virtual_sex

Ce qui nous dérange le plus, ce n'est pas que tous ces gens vivent leurs fantasmes uniquement sur le web, cela les regardent. Mais c'est le mensonge, omniprésent (c'est facile sur le web !) et cette assurance avec laquelle ils vous disent :
- je vous appelle ce soir
- OK pour un RDV ce WE
- Vous êtes superbes tous les deux, j'ai hâte de vous rencontrer...
Tous cela est faux, ils le savent et ils nous font perdre notre temps.

Nous avons tendance à dire que nous sommes des "déçus de l'internet". Non pas déçus par ce formidable outil de communication, mais par les gens qui nous mènent en bateau la plupart du temps.
Aujourd'hui, notre méthode est simple. Des gens nous intéressent, nous conversons 1 fois par mail, donnons l'adresse de notre blog et ensuite échange de tél.
Fini les échanges de mails interminables, les webcams pour matter des queues ou des seins... De cette façon nous éliminons 95 % des gens (ceux intéressés que par le virtuel), pour nous consacrer aux 5% restant qui comme nous cherchent du réel.
Internet est un formidable catalogue où l'on peut choisir selon les profils et les photos nos compagnons d'un soir ou d'une vie. Mais ce catalogue en ligne, bien qu'appétissant, n'en est pas moins souvent vide de réalité.

Nous ne sommes pas les seuls à réagir à ce phénomène de libertinage virtuel. De nombreux couples, hommes ou femmes nous disent la même chose :
- Il est de plus en plus dur de trouver des rencontres réelles sur le web, il faut y passer des heures pour trier parmi tous les fantasmeurs et les fausses annonces !

Un métier d'avenir sur le web :
PROFILER, pour déceler les vrais libertins des fantasmeurs...

Posté par denisetmonia à 19:59 - L'esprit libertin - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 février 2007

Les directs... et les curieux !

Depuis que nous arpentons les annonces coquines du web, que nous conversons via email avec des couples, que nous fréquentons les clubs et les soirées privées, nous avons fait le constat suivant :
Il existe 2 grandes catégories de libertins, qui peuvent être bien sûr séparés en de multiples autres sous-catégories, mais il y a 2 grandes familles bien distinctes. Sont bien sûr mis hors catégorie les "novices". Nous parlons là de couples libertins ayant déja pratiqué l'échangisme ou le mélangisme, voir le triolisme ou les gang bang.

1 - Il y a ceux que nous appellerons les "directs". Le sexe pour le sexe. Ils sont là pour ça et nous le font bien comprendre. Que ce soit sur le net ou en club, c'est du "direct live". Pas de bla bla, ou juste ce qu'il faut pour ne pas être impolis.
Leur mot d'ordre, profiter pleinement de la soirée et baiser, pas toujours en quantité, mais en tout cas pas de perte de temps, ils sont là pour s'éclater et bien en profiter.
Certains sont sélectifs, d'autres pas, mais en tout cas ils "consomment". Leur épanouissement sexuel, c'est l'acte, pas le début de séance, ni même l'entracte. Ils ont une grosse faim, un appétit féroce. Ils peuvent être courtois, polis, mais ils vont droit au but. Inutile de perdre du temps en bavardage inutiles, voire futiles.
- Vous êtes là pour baiser, nous aussi, on y va ?

2 - La deuxième grande catégorie, nous les appellerons les "curieux". Ils sont aussi là pour le plaisir, mais ils prennent le temps de bien choisir, de papoter, de rencontrer autour d'un verre ou d'un repas leurs "peut être" futurs partenaires.
Ils ne sont pas pressés, quelquefois indécis. Ils ont envie, mais ne passent pas toujours le cap. En tout cas pas à tous les coups, contrairement aux "directs" qui de toute façon vont baiser, car c'est ce qu'ils désirent avant tout.
Les "curieux" sont tout aussi actifs et participatifs dans l'acte. Ne les prenez pas pour des "touches pipi", il leur arrive même de surpasser les "directs" s'ils sont véritablement lancés.
Loin de nous l'idée de catégoriser pour nous moquer ou décrier telle ou telle catégorie, c'est juste un constat amiable !

Vous allez nous dire
- C'est facile de catégoriser, mais y'a pas que ces 2 catégories !

Bien sûr, comme dit plus haut, il y a dans ces catégories, des sous-catégories, personne n'est identique et fort heureusement pour nous tous !
Mais il faut bien avouer que notre expérience nous a prouvé qu'en tous les cas, il y a bien ces 2 catégories qui ressortent du lot.

Alors bien sûr vous allez nous demander :
- Et vous quelle catégorie ?

Et bien pour nous c'est "border line", c'est en tout cas notre constat, nous ne sommes pas vraiment "directs" et pas vraiment "curieux".
Il est vrai que lorsque nous sortons en club ou en soirées privées, notre recherche est avant tout le plaisir, la "baise". Nous ne sommes pas là pour nous faire des amis, plus pour un bon moment "hot". Dans ce cas nous sommes donc "directs".
Mais d'un autre côté, nous aimons papoter, boire un verre, profiter autrement que sexuellement de nos partenaires, nous revoir si feeling... Alors nous sommes aussi "curieux" ?
- C'est grave docteur ?
- Ca se soigne les gens hors catégorie ?

C'est parfois déroutant et cela nous pose problème, car nous pouvons être "direct" avec un couple qui sera plus "curieux" et dans ce cas, dommage pour nous, notre approche est ratée ! Et vice et versa...
Ha ! que c'est compliqué le libertinage !

Bon ce soir (Samedi) nous allons à L'Overside, avec des intentions très "directs", mais peut être serons nous seulement "curieux"...

Bises à tous (curieux ou directs)

Posté par denisetmonia à 01:05 - L'esprit libertin - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 janvier 2007

Envie de lumières...

Si vous suivez un peu notre blog, vous aurez compris que plutôt que de nous cacher, nous préférons vivre dans la lumière...
Dans ce monde teinté d'obscurantisme, ou pour vivre heureux, il faut vivre caché, nous préférons nous montrer et afficher nos idées.
Nous sommes des aventuriers de la liberté et bien au-delà de la liberté de nos moeurs, nous arborons fièrement une certaine liberté d'esprit.
La terre tourne, le monde change et nous ne pouvons arrêter la machine. Seuls quelques hommes parviennent de temps en temps par leurs idées à enrayer un peu cette mécanique infernale.
Le XXeme siècle nous a fait vivre à nos parents et grand-parents des guerres et des génocides comme il y en avait rarement eu sur la planète en un seul siècle.
L'argent, le pouvoir, la mondialisation, nous a fait perdre la raison et ce XXIeme siècle naissant commence sur une teinte de fanatisme religieux de plus en plus perceptible, une mondialisation galopante, des pays emmergeants qui a grand coup de petro dollar vont contribuer à pourrir encore plus la planète bleue...
Qu'allons-nous laisser à nos enfants ? Un monde d'interdits où pour vivre "heureux" il faudra vivre "voilé", ne pas avoir d'idées, obéir aveuglement à une religion, un gouvernant, à l'argent...
Est-il possible qu'un nouveau siècle des lumières voit le jour, avec ses libres penseurs, ses philosophes, ses humanistes, qui amèneraient un peu de clarté et de raison dans ce monde obscure !
- Vivre caché, quelle drole d'idée ! Pourquoi donc avoir rédigé les "droits de l'homme" si c'est pour ne pas vivre libre...
- Ne pas afficher librement ses idées, ses goûts, ses envies ! A quoi cela a-t-il donc servi que Diderot écrive son encyclopédie et que Rousseau nous parle du "contrat social" !
- Ne baiser que pour la reproduction de l'espèce, en évitant les "liaisons dangereuses" et de "philosopher dans le boudoir". Aucun intérêt à nos yeux !

fragonard

Monia et moi aurions été heureux de vivre au XVIIIème siècle, ce fameux siècle des lumières, qui revient au gout du jour ces derniers temps (superbe article dans le Nouvel Obs la semaine dernière - N°2198-2199).
En effet, nous aurions eu pleinement notre rôle à jouer, car notre vision des religions, de l'état, de la liberté des moeurs et de l'esprit colle bien aux idées de l'époque.
J'aurais bien vu Monia poser pour Fragonard, son corps se prete bien à la morphologie du XVIIIeme. Pulpeuse, désirable, avec cette petite flamme libertine dans le regard...
Je me serais bien vu prendre le thé avec Diderot, amener mon grain de sel à l'encyclopédie.
Monia aurait pu se vetir de ces grandes robes aux larges décolletés qu'elle affectionne tant.
J'aurais pu jouer le rôle de Casanova, avec une petite touche de Sade...
Dans les "salons où l'on cause" nous aurions pu philosopher, refaire le monde à nos idées, parler avec nos mots de tous les maux...

Aujourd'hui, nous vivons à l'heure des infos catastrophes en nous laissant guider par celles-ci, à l'heure du match de foot qui draine les foules.
Nous vivons à crédit, crédit bancaire, crédit temps... 2 voitures par foyer, si ce n'est 3 pour bien montrer notre pouvoir d'achat, le pavillon de banlieue avec les momes et les vacances au mois d'août pour faire comme tout le monde.
Une vie triste et monotone, sans lumière et sans échappatoire.
Nous refusons cette vie-là, cette monotonie des moeurs et des idées. C'est pour cela que nous plaisons à certains (au passage, merci pour les petits mots sympas sur notre blog) et que nous sommes critiqués par d'autres (jaloux de cette liberté que nous avons de vivre et de penser).

Allez, rallumons les lumières !

Posté par denisetmonia à 00:45 - L'esprit libertin - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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