02 juillet 2008
De la façon d’aimer… Partie 2
Ca y est nous sommes jeudi. Nous avons convié une trentaine d’amis libertins à notre fameux pique nique d’été que nous faisons chaque année sur les bords de Seine. L’apéro est prévu aux arènes de Lutèce dans le 5ème arrondissement pour ensuite nous diriger vers le quai de la Tournelle.
Le temps est plutôt maussade. Il ne fait pas froid, mais de gros nuages menaçant au dessus de nos têtes nous font dire que nous n’allons peux être pas pouvoir rester très longtemps dehors. Nous avons heureusement une solution de repli en cas de pluie dans un petit club de l’Ile Saint Louis au cas où le temps se gâte. Les convives arrivent les uns après les autres avec quelques victuailles à picorer pour l’apéritif.
19h20, mon téléphone sonne, c’est Katia. Elle est au métro Cardinal Lemoine, je cours la chercher et nous revenons main dans la main. On dirais deux collégiens qui découvrent les sensations de l’ivresse amoureuse. Je vois le regard de certains de mes amis. Curieux, interrogateurs, ils n’ont pas l’habitude de me voir ainsi. Il y a des regards qui en disent plus long que les mots.
Je présente Katia à quelques amis, mais elle est plutôt réservée. Elle ne va pas facilement vers les autres, mais les autres viennent facilement vers elle !
L’apéro bat son plein quand la pluie nous surprend. Nous nous abritons quelques instants sous les arbres, et décidons vite de rejoindre l’Ile Saint Louis et le club le Lys en l’Ile ou nous sommes attendus pour un agréable buffet.
Ce petit club situé dans d’anciennes caves et prisons est très agréable. De vieux murs avec une belle déco. Un accueil sympathique. Notre petit groupe est ravi de découvrir ce club pas très connu mais très original de part son emplacement et son histoire.
Monia a trouvé un beau cavalier, Lionel. Jeune homme de 29 ans, charmant et coquin à souhait. Ils ne tardent pas à faire très rapidement plus ample connaissance ! Monia n’a de yeux que pour lui, il en est de même pour Katia et moi.
Ce soir nous changeons un peu nos habitudes, nous allons faire du 2+2, voir du 2 et 2.
Le dîner dure un peu en longueur, pas que nous mangions comme des ogres, mais les câlins vont bon train entre deux bouchées. Nous abandonnons lâchement nos amis, nous faisons table et tendresse à part.
Après le dîner, un petit coin câlin nous appelle. Tout petit, tout mignon, une antre toute voûtés de pierre avec une lourde porte à barreaux. Une prison dorée pour 4 corps qui veulent se mélanger sans êtres dérangés. Ils vont nous regarder, juste admirer le spectacle que nous allons leur offrir. Ce soir nous n’avons pas envie de pluralité et autres gang bang que nous affectionnons d’habitude. Ce soir c’est notre nuit à nous, seulement nous quatre. Katia n’a envie que de mon corps, c’est réciproque. Il en est de même pour les deux autres tourtereaux qui ont déjà commencés les hostilités, à l’ombre d’une lumière tamisée. Nous allons passer là un long moment d’abord en configuration 2 et 2, puis nos corps vont se rapprocher pour former un quatuor de charme. Cote à cotisme, mélangisme, échangisme, nous refaisons notre libertinage à l’envers de nos habitudes, nous dirigeant vers d’autres contrées encore inexplorées pour nous.
1 heure du matin. Il est prévu que Katia reste dormir à la maison. Monia invite Lionel qui ne se fait pas prié et accepte sans hésiter l’invitation. D’ailleurs ce petit coquin avait prévu de prolonger la nuit puisque qu’il a son sac à dos avec trousse de toilette et vêtements de rechanges !
Nous nous retrouvons tous les 4 à la maison. Je prépare un bon thé à la menthe, avec la menthe du jardin. Papotage et caresses sont les maîtres mots de cette soirée qui s ‘annonce tendre et sensuelle. Nous avons tous envie de prolonger la nuit. De vivre intensément ces moments de plaisirs. Plaisirs rares, à partager, à vivre pleinement. Dans ce genre de relations, on ne sait jamais si nos lendemains seront placés sous le signe du bonheur ou de la déception. Il faut vivre au jour le jour l’instant présent.
Katia est la près de moi, amoureuse. Demain sera un autre jour. Nous pouvons nous aimer longtemps, comme nous perdre de vue rapidement. Le libertinage est une alchimie ou l’or n’est parfois qu’apparence. Il y a des paillettes dans nos yeux, mais est ce vraiment des paillettes d’or ou est ce que tout cela n’est qu’illusion ? Pour l’instant le bonheur est à consommer sans modération. Que cherchons nous exactement ? Quelle est cette force qui nous pousse à vivre intensément des moments aussi fougueux, aussi forts. Nous sommes « border line », à la limite du libertinage et de l’amour. Avec une grande ligne blanche qui nous dit : Attention danger !
Nous dépassons la vitesse autorisée. Mais avons nous envie de freiner… nos frénésies ?
Monia et Lionel montent à l’étage, Katia et moi descendons dans la chambre du sous-sol. Nous avons chacun envie d’intimité, tout en sachant que nous pouvons à tout moment nous retrouver. Mon cœur bat la chamade. Je suis bien avec elle.
Nous n’allons pas "baiser", mais faire l’amour. Et là est toute la différence de cette relation. Moment intense ou le sexe est Roi, mais ou les câlins sont omniprésents.
Il est 5h00 du matin, Paris s’éveille et nous nous endormons joue contre joue, main dans la main… Nous sommes heureux…
Le soleil, radieux en cette saison nous réveil vers 10H00. J’enfourche ma moto pour aller chercher croissants et autres viennoiseries.
Katia, Monia et Lionel se réveils. Après un petit déjeuner fort sympathique et une bonne douche, nous nous retrouvons tous quatre dans la chambre. Nous poursuivons notre nuit d’amour en quatuor. Echangisme, mélangisme, côte à côtisme. Ces mots sont vains et futiles quand la passion est débordante. Le temps s’égraine au rythme de nos câlins. Nous ne sommes pas fatigués, juste enivrés par l’odeur suave de nos corps. Un goût sucré-salé envahit nos bouches. Un mélange subtil, presque délicat. Mélange d’Orient et d’Occident de deux filles venant d’horizons différents et qui nous apportent tellement de saveurs différentes.
Le temps passe vite, trop vite. Déjà 14H, et Katia doit rentrer chez elle. Charge de famille oblige, elle ne peux s’éterniser avec nous plus longtemps. Je la raccompagne à la gare, avant de retrouver Lionel et Monia. Nous finirons cette belle journée en trio.
Mais elle me manque déjà…
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