29 mai 2008
Les clubs et sauna libertins… bordels du 21ème siècle ?
C’est une question que je me pose depuis un certain temps déjà. Il y a belle lurette que les bordels ont disparu de nos quartiers. Ces maisons du plaisir où les hommes en mal de sexualité débridée pouvaient aller gaiement moyennant quelques sous assouvir leurs fantasmes. Nos braves prostituées des rues ont elles-aussi été chassées de leurs trottoirs et les clients traînent l’âme en peine à la recherche d’escorts girls ou de « filles faciles» sur le NET.
L’alternative, la solution, n’est-elle pas aujourd’hui d’aller en club ou sauna libertin pour y trouver de bonnes chaudasses ? Le prix d’entrée est certes élevé, mais pour une fourchette de 60 à 110 euros, ces messieurs peuvent tout à loisir mater, tâter et baiser ! et en plus il ne s’agit pas de putes, mais de libertines qui aiment ça et le font gratuitement (déduction faite du prix d’entrée bien sûr !).
Vu le comportement de nombreux hommes seuls dans ces lieux, on a en effet l’impression qu’ils sont là pour se taper tout ce qui bouge (ou pas). Ils ont oublié le respect de l’autre coté de la porte d’entrée et sans mot dire (ils parlent peu) s’en vont fourrer, toucher, baver…
Brune, blonde ou rousse, petite, grande, pulpeuse ou mince, tout est bon dans la cochonne. Ils n’ont même pas de goût, aucune saveur et aucun charme et sont capables de baiser avec toutes les femmes présentes.
Nous les voyons souvent à l’œuvre et leurs méthodes sont un tue l’amour perpetuel et répétitif. Il y en a même qui comptabilisent les coups de la soirée ! On en rit, mais c’est triste.
Rien que leur regard craintif et fuyant, leur respiration lourde haletante lorsqu’ils voient une paire de seins, une chatte ou un cul fait d’eux des queutards et pas des libertins (connaissent ils seulement ce mot ? et sa signification ?). Leur approche parfois hasardeuse, parfois direct ne nous donne pas envie de faire quoi que ce soit avec eux.
Comment peut-on avoir du désir pour un homme qui approche sournoisement et vous fourre un doigt dans la chatte sans même dire un mot et être caressant avant d’être vulgaire ?
Comment avoir envie d’un homme qui vous regarde les yeux hagards et se branle sans même que vous soyez en action ?
Comment peut-on désirer cette queue, qui insiste au dessus de votre visage, alors que vous avez choisi d’autres partenaires et que vous êtes déjà occupés avec eux.
Loin de nous l’idée de dénigrer les hommes seuls en club ou sauna, puisque nous sommes des accrocs de la pluralité masculine ! Mais il faut bien avouer que sur le nombre, très peu sont libertins, beaucoup sont des queutards en rut.
Cela est surtout visible en après midi où de nombreux hommes seuls se font leur 5 à 7 (ou leur midi à 2). Ils restent peu de temps, tournent dans tous les sens et veulent consommer à tout prix car l’heure tourne et il doivent repartir travailler ou, selon l’heure, bobone les attend avec les mômes à la maison. Les commerciaux sont les plus représentatifs du genre !
Il nous est arrivé de nous tromper et de choisir par mégarde un de ces spécimens. C’est toujours un très mauvais choix et un très mauvais coup ! Notre libido baisse d’un coup et Monia fait tout pour que cela finisse vite ! Bien que maintenant on ne prend plus de gant et on arrête direct la séance…
La plupart du temps il baisent comme des pieds, ne sont aucunement câlins (il se croient au bordel), ne donnent rien et s’en vont sans même un bisous ou un remerciement. De véritables goujats.
J’en conviens cela peut être un trip, et il nous arrive de jouer à ce jeu. Mais c’est lassant à la fin…
A notre grand désespoir, ils sont de plus en plus nombreux dans les lieux libertins, l’info circule vite et la réputation des clubs et sauna en pâtit.
- Hey t’as déjà été en boîte à cul ? (nom donné par le milieu vertical à nos clubs) tu verras c’est plein de bonnes salopes, et tu niques gratos.
C’est en ces termes (et encore je fais light) que l’on qualifie nos libertines et nos clubs, et forcément cela attire tous les hommes en manque de sexe. Terrible constat que cette misère sexuelle qui hante nos villes et nos campagnes…
Et quand il baisent pas (ce qui arrive quand même souvent) ils sont encore plus lourds et plus pressants !
Et bien oui on leur a dit qu’ici on baisait et qu’il n’y avait que des salopes. Donc forcément ils sont parfois déçus par les nombreux refus dû à leur comportement. Le jour où les hommes réfléchiront avec leur cerveau au lieu de leur queue n’est pas encore arrivé ! Surtout en club…
Des salopes oui ! Et même Monia aime se qualifier ainsi, mais la salope peut être sélective messieurs, c’est elle qui choisit, pas vous. Vous n’êtes justement pas au bordel. C’est l’établissement que vous avez payé, pas les filles qui sont comme vous des clientes.
Nous avons heureusement appris à les repérer très vite et les évincer très vite aussi. Mais pour nos jeux pluraux et nos gang bang, c’est un véritable calvaire pour nous de trouver les bons, les vrais, mais cela fait somme toute partie du jeu. Pas jeu de séduction puisque la plupart ne sont pas des séducteurs. Mais lorsque nous trouvons 1 ou 2 beaux spécimens de vrais libertins sachant donner et recevoir alors là on prend les n° de tél !
Mais les hommes seuls au comportement « affamé » ne sont pas les seuls fautifs dans cette histoire. Les tenanciers de nos « bordels » modernes sont tout aussi fautifs avec une politique tarifaire prohibitive qui pousse à la consommation à outrance et un personnel pas toujours très physionomiste à l’entrée des clubs.
Messieurs ne vous sentez pas visés, cet article n’est pas une critique, ou du moins elle se veut constructive et nullement destinée à vous nuire, plutôt à vous faire réfléchir. C’est une constatation que même certains hommes seuls font sur eux mêmes et les autres. Elle n’émane pas seulement de notre petit couple, mais de la quasi totalité « vrais » libertins fréquentant la communauté libertine.
J’attend vos avis sur la question, débattons en… ensemble, sans que ce soit le bordel
12 mai 2008
J'ai fait un rêve...
Cela fait des mois que nous y pensons. Une véritable obsession pour notre couple. Nous en parlons re-parlons. Depuis des mois cette idée nous obsède, mine notre cerveau, nos humeurs, nos envies et notre vie. C’est bizarre chaque soir, lorsque je rentre du travail, je ne peux m’empêcher d’y penser, d’imaginer. Idem pour Monia qui a les mêmes envies que moi, mais ne les exprime pas de la même manière. A sa façon, elle me jauge et me questionne.
Je la pousse dans ses retranchements, lui dit que ce sera bien pour notre couple. Qu’après 16 ans de vie commune il nous faut prendre un nouvel élan pour mieux nous retrouver et mieux s’apprécier.
Elle est d’accord sur le principe et a les mêmes envies, les mêmes désirs, mais n’ose franchir le cap de peur de me perdre, de nous perdre.
Nous avons tous les deux une énorme envie de passer le cap, de voir ce qui se passe derrière la porte. Cette porte que nos désirs et fantasmes cherchent à entrouvrir, mais la clef semble coincée dans la serrure, de l’autre coté. Parfois nous essayons de pousser la porte. Mais un petit coup de coude n’y suffit pas. Il faudrait un grand coup de pied pour que cette Put… de porte cède. Pour que nous puissions enfin voir ce qui se cache de l’autre coté. Nous en avons bien quelques idées, quelques clichés, mais ne sont-ils pas dénaturés ?
On nous a dit tellement de choses sur ce qui se passe derrière cette porte, nous avons lu tellement de récits extravagants, mais c’est si enivrant d’oser et d’aller de l’avant pour mieux entrevoir des lendemains que l’on pense souriant.
Pourtant elle comme moi avons connu il y a bien longtemps, dans notre tendre jeunesse l’autre coté de la porte. Mais nous avons oublié ou tenté d’oublier ce monde qui n’était pas fait pour nous. Monde parallèle, pourtant si proche et tellement inaccessible.
De nombreux amis, collègues de travail nous parlent depuis bien longtemps de ce monde qu’ils appellent la « vraie vie ». Mais malgré nos envies, la peur nous envahit.
C’est idiot, c’est pourtant simple de pousser une porte et de s’affranchir de tout préjugé. Il n’y a rien de dangereux ou de malsain derrière cette porte, juste des gens comme elle et moi. Le voisin, le collègue, la boulangère ou le passant. Des gens qui ont choisi de vivre différemment, sur d’autres tons. Mais rien de plus que des gens, comme elle et moi. Des hommes, des femmes, des couples, des jeunes et des vieux, des beaux et des moches, des cons et des intelligents, des riches et des pauvres, des aventuriers et des casaniers.
Une multitude de personnalité qui se cache derrière cette porte que nous n’osons pas entrouvrir.
Demain c’est décidé, nous allons ensemble franchir le seuil de cette porte. Nous allons oser nous aventurer de l’autre coté du miroir.
Monia va revêtir sa plus belle robe. Celle qu’elle n’a pas remise depuis des lustres. Pas trop courte et suffisamment longue pour ne pas laisser entrevoir le haut de ses cuisses, si appétissantes d’ordinaire. Mais il ne s’agit pas d’un jour ordinaire. Elle ne mettra pas de bas. Elle qui affectionne tant les bas coutures, elle montrera ses jolies gambettes. Elle laissera son serre cou au vestiaire et sera sobre, avec un maquillage léger, presque translucide. Elle n’en sera pas moins désirable, mais restons sages pour cette première soirée. Ne tentons pas trop le diable, nous risquerions bien des désillusions.
Moi j’opterai pour une tenue Dandy, un peu « branchouille » histoire d’être dans le ton, mais j’espère être accepté. Ne pas être trop en décalage parmi une population et dans un monde que je ne connais pas.
Il faudra bien se tenir, ne pas trop aller vers les autres. Nous adopterons un comportement « voyeur », un peu à l’écart nous serons passifs et nous mêlerons pas aux gens présents. En tout cas pas trop vite. Il faut laisser le temps au temps.
Nous éviterons les gros lourds qui viendront nous proposer un verre ou une danse. Monia tentera de rester sage, de ne pas regarder comme à son habitude les mecs dans les yeux et je ferai de même avec les filles. Nous resterons de marbre devant toute avance ou prémice de drague.
Il va nous falloir du courage et de la volonté. L’envie d’avoir envie ne fait pas tout.
Demain c’est promis, nous sortons en club… vertical…
Heureusement ce n'était qu'un rêve...
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